C'est un projet de fin d’année portant sur la réhabilitation d’un bâtiment abandonné de plus de 3000 m², situé à Nîmes, à proximité de la place Gabriel Péri. Construit en 1926 par Georges Pingusson, cet ancien théâtre-cinéma a connu de nombreuses transformations. Aujourd’hui, plus de 60 % du bâtiment est occupé par une résidence senior, ne laissant visibles que deux façades, témoins d’une architecture Art déco en grande partie altérée.
Le projet s’inscrit dans la réhabilitation de la partie anciennement occupée par le bar London Tavern, aujourd’hui fermée et progressivement dégradée. Malgré cet état, la structure existante demeure en bon état et présente un fort potentiel architectural, notamment par la richesse de ses façades et la singularité de son implantation entre plusieurs bâtiments mitoyens.
1926
2002
2014
À travers ce projet, j’explore la reconversion du lieu en un programme mixte comprenant un centre d’architecture, une bibliothèque et un café-coworking. Ce choix repose sur une volonté de transmission culturelle et de création d’un lieu ouvert à tous, capable de redonner une place active à ce bâtiment dans la vie nîmoise. Les espaces culturels sont implantés aux étages, tandis que le café et l’espace de coworking constituent un socle plus poreux, favorisant les usages quotidiens et la convivialité.
La démarche s’appuie sur un important travail de recherche historique, notamment auprès de la DRAC, afin de comprendre l’évolution du bâtiment et l’impact des rénovations successives. Ces transformations, souvent réalisées sans vision d’ensemble, ont progressivement effacé la lisibilité de l’architecture d’origine. Ce constat a renforcé l’enjeu de cette réhabilitation, alors même que certains projets récents auraient pu faire disparaître toute trace de l’identité initiale du Colisé, pourtant classé au titre du patrimoine.
Mes objectifs et intentions
Le projet propose ainsi une restauration interprétée des façades, visant à réaffirmer les codes de l’Art déco imaginés par Georges Pingusson : lignes verticales, motifs géométriques, arrondis d’angle, acrotères, palette chromatique marquée et mise en valeur du béton. Ces éléments sont réinterprétés à travers une écriture contemporaine, intégrant des principes de durabilité et de modularité.
Le projet propose ainsi une restauration interprétée des façades, visant à réaffirmer les codes de l’Art déco imaginés par Georges Pingusson : lignes verticales, motifs géométriques, arrondis d’angle, acrotères, palette chromatique marquée et mise en valeur du béton. Ces éléments sont réinterprétés à travers une écriture contemporaine, intégrant des principes de durabilité et de modularité.
Ce travail en cours interroge la manière dont une architecture patrimoniale peut être réactivée sans être figée, et comment une réhabilitation peut devenir un outil de transmission, à la fois historique, architecturale et urbaine.